Toujours dans le cadre de sa 4ᵉ édition, le Week-end de l’écrivain a déposé ses valises pour la toute première fois à Yaoundé, les 30 et 31 août à l’hôtel Starland. Placée sous le slogan « Écrire pour impacter », la rencontre a montré comment, à l’ère du numérique, le livre devient à la fois un outil de savoir, de réseau et d’opportunités pour les auteurs.
Le promoteur Valère Bidias a planté le décor dès l’ouverture dans la salle Tam Tam. Selon lui, si les auteurs camerounais existent, ils restent peu lus parce que « nous-mêmes, nous ne nous lisons pas ». D’où l’importance de ce rendez-vous qui, depuis quatre ans et dans trois pays, Paris, Ouagadougou et Yaoundé, entend mettre en avant « nos auteurs, pour nous et par nous ».
Son plaidoyer est clair : faire briller ce que nous savons faire, bâtir un véritable réseau autour du livre et saisir les opportunités qu’il offre. Dans cette volonté d’adapter l’écriture à son temps, Marthe Mbara Bong, auteure de L’art de se former en ligne, a rappelé combien le numérique avait bouleversé l’accès au savoir. Pour elle, il ne s’agit pas d’opposer la formation en ligne et la formation traditionnelle mais de choisir celle qui correspond à ses contraintes et à ses objectifs.
Elle met cependant en garde contre une erreur fréquente : se lancer dans l’e-learning par effet de mode. « Si vous ne définissez pas un pourquoi solide, vous risquez d’abandonner en chemin. Ce pourquoi doit être clair et réaliste, comme augmenter ses revenus ou acquérir une compétence pour un projet de vie ». Cette approche rejoint celle de Calline Kemayou, CEO de Hi-Tech Global Services, pour qui l’accompagnement des auteurs passe aussi par les outils numériques.
Son entreprise propose un suivi complet : « Beaucoup d’auteurs ont des idées mais peinent à les formuler correctement. Nous les aidons à transformer ces idées en projets aboutis, et nous les accompagnons également dans la communication pour faire connaître leurs ouvrages. » Une vision qui illustre la place incontournable de la technologie dans le processus d’écriture et de publication aujourd’hui.
Les participants, eux, n’ont pas caché leur motivation. « Je suis venue au week-end de l’écrivain en tant qu’écrivain. Je veux présenter mon roman aux maisons d’édition présentes. Mes attentes sont claires, chercher à me faire éditer », confie Akamba Ghislaine Lucie, participante. D’autres ont souligné l’importance de cette plateforme qui permet de rencontrer des auteurs confirmés et de s’inspirer de leurs parcours.