Morella vend des œufs à la coque pour acheter ses fournitures scolaires et subvenir à ses petits besoins du quotidien.
Morella a 16 ans. En apparence, c’est une élève ordinaire, mais derrière son sourire timide se cache une jeune fille déterminée à prendre en main son avenir. Pour payer ses fournitures scolaires et couvrir ses petits besoins personnels, elle vend des œufs à la coque en semaine et les week-ends.
Une activité modeste mais essentielle pour celle qui refuse de rester les bras croisés face aux réalités de la rentrée scolaire. Chaque semaine, elle s’organise avec discipline. « En semaine, je peux vendre trois jours. Je prends deux avioles à 1 900 francs chacune, et je gagne 1 100 francs de bénéfice par aviole », explique-t-elle. À cela s’ajoute la mayonnaise, indispensable à ses ventes : « J’achète pour 3 000 francs et je peux avoir un bénéfice de 2 000, parfois 5 000 francs. »
Même pendant les cours, elle ne lâche pas prise. Le samedi et le dimanche, elle reprend son activité, sillonnant le quartier avec ses œufs bien emballés, toujours prête à répondre à la demande.
En une journée, elle peut réaliser un bénéfice de 3 000 francs CFA, une somme qu’elle économise avec soin : « C’est avec cet argent que je peux acheter une partie de mes fournitures scolaires. », poursuit -t-elle.
Avec seulement deux avioles par session, Morella montre qu’il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup pour commencer à bâtir quelque chose. Elle incarne une jeunesse résiliente, lucide, qui comprend que l’effort personnel est parfois le seul chemin vers l’autonomie.