À l’IUSTY de Nyom II, l’installation des étudiants dans les mini-cités passe d’abord par un processus administratif de validation des réservations. Vient ensuite l’organisation de la colocation, souvent régie par la règle du “premier arrivé, premier servi”.
3 petits sacs débordent des bras de Michelle Alima, étudiante en sciences économiques. Elle descend du bus à Olembe. Direction Nyom II pour les mini-cités de l’Institut Universitaire des Sciences et Techniques de Yaoundé. « J’espère que ma réservation est confirmée, je ne veux pas devoir attendre plusieurs jours comme l’année dernière » explique-t-elle. Comme elle, de nombreux étudiants doivent vérifier la validation de leur réservation auprès de la Division des Logements du campus avant de pouvoir s’installer dans leur chambre, même pendant les vacances.
Concrètement, le processus de validation se fait en plusieurs étapes. Après avoir rempli un formulaire d’inscription et payé les frais exigés, l’étudiant reçoit un reçu provisoire. Ce document ne suffit pas : il faut ensuite déposer un dossier physique comprenant la photocopie de la carte d’étudiant, le reçu de paiement et parfois une photo d’identité. La Division des Logements examine alors la demande et attribue officiellement une chambre.
Ce n’est qu’après la signature et le cachet du service compétent que la réservation devient définitive. Sans cette validation, impossible d’avoir les clés ou d’occuper la chambre, même si les frais ont déjà été payés. « C’est une étape tellement énervante, parce que tu peux avoir payé et quand même devoir patienter » ajoute Michelle.
Une fois la clé obtenue, un autre défi commence : partager l’espace. Pour l’instant, la colocataire de Michelle est absente. Mais généralement, dans les mini-cités de Nyom II, la règle la plus répandue est : « premier arrivé, premier servi ». Celui qui dépose ses sacs en premier choisit son lit, son armoire ou même l’emplacement de sa table. Les retardataires, eux, héritent de ce qui reste : « Bon généralement c’est celui qui arrive le premier impose le rythme et le partage en ce qui concerne l’espace. Quand tu viens après même si tu ne veux pas tu dois seulement t’adapter aux autres »
Le quotidien s’organise ensuite autour de compromis. Dans la salle de bain, chacun tente de s’inventer des créneaux pour éviter la cohue du matin. Dans la cuisine commune, la répartition des marmites, du gaz ou du nettoyage se règle au cas par cas. Mais la base reste la même : arriver tôt, poser ses affaires, marquer son territoire.