Accueillant de millier d’étudiants par an, certaines universités continuent de négliger les toilettes qui sont pourtant nécessaires aux besoins de l’étudiant.
Le mur est recouvert d’anciens papiers certainement collés depuis belle lurette. A première vue, on se croirait dans une vielle maison dans un village. Mais non, ce sont les toilettes d’une université. « Il n’ y a pas de toilettes ici. Quand j’entrais en première année il y’en avait quand même, mais maintenant ce n’est jamais ouvert. Et quand c’est ouvert c’est toujours salle. Tu es obligé d’aller dans les toilettes payantes qui se trouvent à l’extérieur. » s’exclame Jeanne A, étudiante en Master I.
A l’intérieur, des tas de déchets sont parsemés partout au sol. L’odeur des urines elle, donne des nausées. Pourtant, dans ces universités, ils existent des agents d’entretien qui ne font pas leur boulot. « Les toilettes ne sont jamais ouvertes, parce que les personnes chargees de les ouvrir ne le font pas. Elles ne viennent presque jamais. » renchérie Jeanne avec un ton ironique. La situation agaçante, pousse donc les étudiants à créer des toilettes publiques partout dans l’université. Favorisant ainsi la pollution de l’air et des maladies telle que le paludisme.
« Nous sommes souvent obligés d’uriner partout. Tu ne peux pas retenir les urines. » confie Claude Ateba, étudiant en deuxième année universitaire. L’heure n’est donc plus à la rigolade, mais à la restauration. Un seul mot, sauvons-nos toilettes universitaires.