Le drame s’est produit dans le quartier Nsam, à Yaoundé, après que la victime a d’après les éléments collectés voulu récupérer ses biens volés.
A la veille de la rentrée scolaire, c’est un autre seigneur de la craie qui s’éteint. D’après nos confrères de Gazelle d’Afrique, Joseph Ticky enseignant a trouvé la mort dans des conditions d’une cruauté inqualifiable, suscitant indignation et colère au sein de l’opinion publique camerounaise.
Le drame s’est produit dans le quartier Nsam, à Yaoundé, après que la victime a simplement tenté de récupérer ses biens volés. Selon les premiers éléments, Joseph Ticky avait identifié l’un de ses agresseurs. Animé par une volonté d’arrangement pacifique, il s’est rendu au domicile familial de ce dernier pour trouver un terrain d’entente.
Mais la démarche civique à mal tournée. L’enseignant a été séquestré, torturé et humilié par une foule en furie, parmi laquelle figuraient quatre individus en uniforme. La violence a atteint son paroxysme lorsque la mère du présumé voleur a ordonné d’introduire du piment dans les yeux de la victime. Les témoignages des proches décrivent une scène d’horreur.
Le frère de Joseph Ticky, bouleversé, a dénoncé un assassinat « barbare et inhumain », commis avec la complicité de ceux qui auraient dû protéger la loi. Ce crime atroce a provoqué une onde de choc, relançant le débat sur la responsabilité des forces de l’ordre et sur la persistance de l’impunité dans une société qui se réclame de l’État de droit.
Sur les réseaux sociaux, la mobilisation est forte autour du mot-dièse #JusticePourJosephTicky, appelant les autorités à réagir fermement.